Université Paris 7-Denis Diderot

Rita Thalmann
285 rue de vaugierard
75015 Paris
Tél. : 01 42 50 68 65

Monsieur
Vincent C. Frank-Steiner
Hohe Windestr. 104
CH-4059 Bâle

Cher Monsieur

Votre lettre du 25. Janvier ne m'est parvenue qu'hier parce que l'université Paris 7 étant trés grandis (+ de 60000 personnes) l'adresse était trop imprécise et que, d'autre part nous avions des vacances en février. Je vous réponds donc sans plus attendre à la main – cela va plus vite! Pour confirmer la thèse d'un pogrom nullement spontané, que j'avais defendue lors de la publication française, la 1er version avant l'anglaise (1974) et l'allemande (1986) de mon livre. Toute les historiens comme Hanns Momsen, mais qui est aujourd'hui de plus en plus admise, notamment par les historiens comme Dieter Obst ou Wolf – Arno Kropat, pour ne cité que des ouvrages récents.

Par contre, il faut se garder sans preuves tangibles d'amalgamer le cas de Herschel Feibel Grynszpan avec celui de van der Lubbe. Ce qui est avéré aujourd'hui, c'est que la situation en 1936 notamment a cause de la remilitarisation allmande et de la proximitée des Jeux Olympiques, n'avait pas permit d'utiliser l'attentat mortelle de Frankfurter à Davos alors q'un 1938, la capitulation franco-allmande, d'abord face à l'Anschluss, a Munich, ajouté à l'echec de l'immigration "volontaire" des juifs permettaient de francher un pas de plus dans "l'ennification par le terreur". D'autant que pour préparer l'économie à la guere Hitler voulait désormais leur exlusion totale de l'éconnomie et leur exploitatation au bénéfice de celle-ci.

1. Ayant enquièté en son temps sur les faits précis de Grynszpan à Paris, tandis que mon documentalist Emanuel Feinermann retrouvait le dossier de son intineraire de Paris à Toulouse en passent par Orléans et Bourges, je voudrais souligner 1 qu'il a croisé sans le savoir l'embassadeur von Welczek dans la rue alors qu'il promenait son chien comme tous les matins. 2 Que le lundi matin vom Rath était le seul fonctionaire de l'embassade présent. 3 Que le concierge alerté par le bruit a appelé la garde de police toujours en position devant l'embassade, mais que 4 Grynszpan après son periple durant le débâcle a été recherché par les nouvelles autoritée de Vichy pour livré le 14 juillet 1941 aux Allemands, en vertue de l'article 19 de la convention d'armistice. Et ce pour sauver de l'exécution par ces derniers du procureur Ribeyre, arrêté par les agents de Knochen à Bourges et transferé à la prison de Cheuhe-Midi à Paris pour avoir aidé Grynszpan à quitter librement la prison de Bourges au moment de la débâcle. Entre votre conférence plus detaillée et votre article de NZZ, j'ai relevé un certain nombre d'erreurs que je me permets de vous signaler.

  1. la réunion des anciens nazi du putsch de novembre 1923 avait toujours lieu au Altes Rathaus de Munich, et non à l'Hôtel Vier Jahreszeiten où logaient les eminences du régime.
  2. l'origine du terme "Kristallnacht" (pas Reichskristallnacht) n'est pas de Goebbels, mais vraisonablement forgée après coup par dérision, d'origine inconnue.
  3. l'idée du motiv d'homosexualité a été avancer en premier par Mtr Moro-Giafferi pour faciliter la défence de Grynszpan qui s'était contredit dans ses motivations - Ce motiv est l'echec du procès de Liom furent à l'origine de l'annulation du grand procès contre "l'internationale juife" prévue dans le Reich.
  4. l'enterrement officielle de vom Raht n'ue pas lieu à Berlin mais à la Rheinhalle de Düsseldorf
  5. La prison de Fresnes est un prison ordinaire pas de jeunes.

Si l'un peut considérer que le pogrom de la "Nuit de Cristal" marque un tournant important dans le sort des juifs du Reich, on ne peut en déduire déjà le "Solution Finale" qui ne devient envisageable, comme le montre la lettre d'instruction de Goering à Heydrich du 31 julliet 1941, voir déjà les discours des principaux derifeants du Reich - dont Hitler - en 1939, que dans la perspective de nouvelle guerre mondiale.

En conclusion, je dirais que la recherche historique, malgré les falsificateurs et les "relavisitateurs" a beaucoup progressé, mais qu'il reste pour certains points des jeunes(?) d'ombre d'autant plus difficiles à élucider que les documents manquent et que l'on ne peut les remplacer par suppositions. Notre travail de memoire est certes indispensable, mais compte tenu de la confusion des médias, de la "reconstruction" à posteriori de plus en plus fréquante de temoignages, ce travail peut être transmis aux nouvelles génerations exigera de plus en plus rigeur et precision pour avoir des chances d'être d'entendu.

Recevez, cher Monsier, mes salutations amicales. Rita Thalmann


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